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Lieu

Europe

Thème

Évolution humaine

Type de document

Expositions

Période

Protohistoire

Format

Exposition

Année de production

2014

Le site archéologique des Noisats à Gurgy dans l’Yonne (5200-3900 av. J.-C) a livré une nécropole néolithique exceptionnelle par le nombre de sépultures mises au jour : c’est la plus importante pour cette période dans le Bassin parisien (128 sépultures sur 500 m2). Quatre disciplines de l’anthropologie biologique qui ont connu récemment de grandes avancées ont été mises au service du projet de recherche « diversité humaine au Néolithique » : la bioarchéologie, la paléogénétique, la microanatomie dentaire et la biochimie isotopique.

Ces panneaux font partie de l’exposition « Sciences archéologiques, l’avenir du passé » qui présente les résultats de certains projets de recherche menés dans le cadre du programme Laboratoire d’Excellence (LabEx) Sciences archéologiques de Bordeaux (2011- 2019), financé par les Investissements d’avenirEn savoir plus

Ici est présenté le projet LabEx DHP (Diversité Humaine au Néolithique) porté par Stéphane Rottier (UMR PACEA).

Résumé : Le Bassin parisien se situant à la limite de deux vagues de migration, la nécropole des Noisats constitue une occasion exceptionnelle d’évaluer l’influence des deux courants de néolithisation et l’influence des populations de chasseurs-cueilleurs (population autochtone) sur les pratiques culturelles mais également sur la constitution biologique de la population du Bassin parisien au Néolithique.

Le grand nombre de sépultures mises au jour à Gurgy et la durée d’occupation du site (la totalité du 5e millénaire av. J.-C.) font de cette nécropole une source documentaire de premier plan pour comprendre et reconstituer – sur la base des pratiques funéraires – l’histoire du peuplement du Bassin parisien au début du Néolithique.

Le développement récent de la paléogénétique a permis d’accéder à de nouveaux niveaux d’analyse des populations du passé : caractérisation génétique des individus, relations entre groupes humains et entre individus. Les précautions prises lors de la fouille du site de Gurgy et la bonne préservation de l’ADN ancien font de cette nécropole un terrain privilégié pour les études paléogénétiques.

Dans les populations humaines, l’alimentation reflète des choix à la fois personnels et culturels et s’inscrit comme un facteur de structuration sociale. Plusieurs disciplines de l’archéologie fournissent des informations sur les modes de subsistance des populations du passé (archéobotanique, archéozoologie, céramologie, etc.), mais l’analyse isotopique des restes humains renseigne directement sur les comportements alimentaires individuels des défunts, et permet donc de mettre en évidence d’éventuelles distinctions sociales au sein des groupes.

Enfin, l’étude de l’anatomie dentaire (épaisseur de l’émail, proportion des tissus, usure des dents, etc.) se révèle être une source précieuse d’informations sur la biologie des individus inhumés à Gurgy et sur leurs pratiques alimentaires.

Télécharger les panneaux d’exposition (6 panneaux, format pdf, 57 M0)

 

un projet du Laboratoire d'Excellence Sciences archéologiques de Bordeaux (ANR-10-LABX-52) réalisé grâce au soutien de :

rendre les données de la recherche accessibles à tous

C’est la mission que se sont donnée, depuis plusieurs années déjà, les archéologues du site universitaire bordelais (chercheurs,  enseignants-chercheurs, ingénieurs). Avec medi@rcheo, ils se dotent d’un nouvel outil de médiation et de transfert des connaissances : gratuit, évolutif dans le temps, il a été conçu pour répondre aux besoins de publics variés (chercheurs, enseignants,  étudiants, lycéens, opérateurs touristiques, professionnels de la médiation, entreprises, collectivités territoriales, media).

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