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Lieu

Asie

Thème

Anthropologie biologique, sociale et culturelle

Type de document

Articles scientifiques

Période

Préhistoire

Format

Article

Année de production

2020

Une étude publiée en juillet 2020 dans Evolutionary Anthropology et dont Bruno Maureille (UMR Pacea, CNRS) est co-auteur, analyse les comportements mortuaires des moustériens de la grotte de Shanidar (Irak) grâce à l’analyse des restes squelettiques découverts lors de nouvelles fouilles archéologiques débutées en 2014. 

Crâne découvert en 2018 dans la grotte de Shanidar (Pomeroy et al., 2020)

Les comportements mortuaires (activités concernant les congénères morts) étaient jusqu’à récemment considérés comme étant uniquement humains, mais les perspectives ont nettement changé ces dernières années. Les approches théoriques de l’activité mortuaire des hominines (lignée humaine) et de son évolution ont fait l’objet d’une révision majeure, et les progrès des diverses méthodes archéologiques et paléoanthropologiques ont apporté de nouvelles façons d’identifier des comportements tels que l’inhumation intentionnel. Malgré ces avancées, les débats concernant la nature de l’activité mortuaire des hominines, en particulier des Néandertaliens, reposent largement sur la relecture d’anciennes fouilles car les nouvelles découvertes sont relativement rares, ce qui limite les débats dans ce domaine. La récente découverte de restes articulés in situ de Néandertaliens dans la grotte de Shanidar offre une rare opportunité de tirer pleinement parti de ces développements méthodologiques et théoriques pour comprendre l’activité mortuaire des Néandertaliens, en rendant une relecture de ces avancées pertinente et opportune.

Reference de l’article : E Pomeroy, CO Hunt, T Reynolds, et al. Issues of theory and method in the analysis of Paleolithic
mortuary behavior: A view from Shanidar Cave. Evolutionary Anthropology. 2020; 1–17.

DOI : https://doi.org/10.1002/evan.21854

 

un projet du Laboratoire d'Excellence Sciences archéologiques de Bordeaux (ANR-10-LABX-52) réalisé grâce au soutien de :

rendre les données de la recherche accessibles à tous

C’est la mission que se sont donnée, depuis plusieurs années déjà, les archéologues du site universitaire bordelais (chercheurs,  enseignants-chercheurs, ingénieurs). Avec medi@rcheo, ils se dotent d’un nouvel outil de médiation et de transfert des connaissances : gratuit, évolutif dans le temps, il a été conçu pour répondre aux besoins de publics variés (chercheurs, enseignants,  étudiants, lycéens, opérateurs touristiques, professionnels de la médiation, entreprises, collectivités territoriales, media).

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